
Et Dieu dit: Voici je vous ai donné toute herbe portant semence, qui est à la surface de toute la terre, et tout arbre qui a en soi du fruit d’arbre portant semence; ce sera votre nourriture. – Genèse 1:29 OST
Le mombin (Spondias mombin) est un arbre d’origine néotropicale appartenant à la famille des Anacardiacée, que l’on rencontre depuis les régions semi-arides du Mexique, et du Pérou, jusqu’au Brésil, et en Guyane, en passant par les Antilles.
Le mombin est un arbre à feuilles caduques pouvant atteindre 20 mètres de haut et 1,5 mètre de diamètre. Son écorce est épaisse, liégeuse et profondément fissurée. Ses branches sont basses et ses rameaux glabres. Ses feuilles sont imparipennées, avec 5 à 8 paires de folioles opposées et une foliole terminale. Elles mesurent 10 × 5 centimètres, sont oblongues ou oblongues lancéolées, largement acuminées et glabres.
Le fruit est une drupe jaune ovoïde, d’une taille comprise entre une prune et un citron, recouverte d’une peau coriace renfermant une fine couche de pulpe autour d’un gros noyau. Cette chair présente une saveur agréable, légèrement acidulée et astringente, et à l’odeur suave très forte.
Il existe une espèce proche du mombin nommée prune de Chili (Spondias purpurea) qui se distingue par la couleur de ses fruits : rouge vif, violet-pourpre (parfois jaune pour certaines variétés), sa saveur plus douce, légèrement sucrée-acidulée, et l’emplacement de ses fruits qui sont plaqués directement le long des branches de bois dur.
Valeur nutritionnelle
Le mombin détient du calcium, du phosphore, du potassium, du magnésium, ainsi qu’une forte concentration en vitamine C et en bêta-carotène. Des études révèle que le fruit contient une quantité considérable de caroténoïdes (provitamine A) et une portion de pulpe de mombin peut couvrir un tiers de l’apport journalier recommandé en vitamine A. L’écorce est richesse en tanin ce qui en fait un excellent cicatrisant.
Le mombin a des propriétés antivirales, antibactériennes, antifongiques , antitussifs, antidiarrhéiques. Son jus est également utilisé comme diurétique et fébrifuge. La graine de mombin contient une amande qui renferme une huile végétale riche en acides gras et en composés antioxydants (31,5 %). Les feuilles, quant à elles, contiennent des huiles essentielles.
Les usages traditionnels

En médecine traditionnelle, le mombin est utilisé pour traiter les douleurs lombaires, les rhumatismes, les troubles digestifs, l’angine de poitrine, les maux de gorge, la fièvre paludéenne, la diarrhée, l’urétrite, la gonorrhée, les maux d’estomac, les rhumes, la dysenterie, la laryngite, l’ophtalmie et bien d’autres affections. On peut utiliser l’écorce dans le traitement de la gonorrhée, de la diarrhée, de la toux, des rhumes, des hémorragies, des maux d’estomac et de la fatigue.
Comme souligné précédemment, les extraits de cette plante sont réputés pour leurs propriétés antibactériennes et une décoction d’écorce est reconnue pour son action antiseptique. Une infusion est utilisée dans le cadre du traitement de la dysenterie. Les décoctions de feuilles servent à traiter la diarrhée, la dysenterie, les rhumes, la fièvre et la gonorrhée. Le jus de feuilles broyées et la poudre de feuilles séchées sont utilisés en cataplasme sur les plaies et les inflammations. La décoction de feuilles et de jeunes tiges est utilisée comme collyre en cas d’ophtalmie. Enfin, la décoction est également utilisée pour traiter la laryngite et la diarrhée infantile.
La pulpe du fruit se consomme fraîche ou est transformée en jus, en gelées et en sorbets.
Précaution : En raison de ses propriétés abortives, le mombin est déconseillé aux femmes enceintes.
Il est évident aujourd’hui que ce fruit est d’une grande importance. C’est une véritable grâce de Dieu que l’on voit s’épandre le long des routes, des arbres qui pourraient être entretenus et taillés pour profiter pleinement de leur éclat. Ne laissons pas les richesses de l’Éternel se gaspiller. Cultivons la sagesse pour les utiliser de manière adéquate.
Sources : Sainte Bible | Wikipédia | Tisane d’Agatha | FAO | The Journal of Phytopharmacology
