
Référence biblique : Apocalypse 3v14-22
L’aveuglement des êtres humains fut si grand qu’ils ont cherché à annihiler la Parole de Dieu. Ils ont déclaré que le grand plan de la rédemption était destiné à abolir la loi de Dieu alors que, bien au contraire, le drame du Calvaire est l’argument le plus puissant pour prouver l’immutabilité des préceptes divins.
Le Chef de l’Eglise, le Grand vainqueur rappelle à ses disciples sa vie, ses peines, ses renoncements et ses souffrances. Sur le chemin du Calvaire et lors de la crucifixion, il a subi le mépris, la trahison, le ridicule, la moquerie, l’insulte et le mensonge. Ce souvenir doit nous encourager à courir vers le but pour obtenir la récompense du vainqueur.
Le caractère du chrétien doit être mesuré afin qu’il ne se retrouve pas dans le même état que l’Eglise de Laodicée : la satisfaction de soi-même, la tiédeur indifférente et la prétention religieuse à tout posséder et à tout connaître – « Tu dis : je suis riche ! J’ai amassé des trésors. Je n’ai besoin de rien ! Et tu ne te rends pas compte que tu es misérable et pitoyable, que tu es pauvre, aveugle et nu » (Ap 3v17).
Or, il manque ces trois choses essentielles à Laodicée : l’or (la vraie justice de Dieu), les vêtements blancs(le témoignage pratique qui en résulte) et le collyre céleste (le discernement que donne le Saint-Esprit).
Le Seigneur donne un conseil à ses enfants : que chacun se hâte d’acquérir chez lui tout ce qui lui manque. Il les encourage : moi je reprends et je châtie tous ceux que j’aime (Ap 3v19). Il les exhorte à être zélé et à se repentir (Ap 3v19). Il leurs donne aussi une promesse sans prix : voici, je me tiens à la porte et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui et lui avec moi (Ap 3v20). Il n’est donc pas trop tard pour celui qui veut recevoir pleinement Dieu dans son cœur : « Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Eglises » (Ap 3v22). La victoire du chrétien lui est assuré par sa foi et son obéissance.
Ceux qui auront reçu maintenant Jésus-Christ dans leur cœur, lui, à son tour, les recevra dans son ciel, sur son trône : « Celui qui vaincra, je le ferai asseoir sur mon trône comme moi j’ai vaincu et me suis assis avec mon Père sur son trône » (Ap 3v21). Quel beau privilège que de pouvoir lutter comme les martyrs pour vaincre sachant que, même avant la lutte, la victoire nous est déjà assurée en Jésus-Christ notre Sauveur.
Chers lecteurs, la vie chrétienne est une marche quotidienne et un combat continu. Tout acte d’obéissance ou de renoncement pour l’amour du Christ, toute épreuve supportée, toute victoire remportée sur la tentation est un pas vers la gloire de la victoire finale. Nous devrons endurer les épreuves au cours de notre marche vers Dieu et, quand fatigués nous désirerons du repos, il nous faudra persévérer. Quand nous serons épuisés, il nous faudra combattre et, quand nous serons découragés, nous devrons manifester notre espoir. Le Christ, lui-même, a foulé ce chemin douloureux avant nous. Il a aplani pour nos pieds l’étroit sentier de la sainteté.
Notre espérance est en Jésus-Christ et, avec lui, nous ne manquerons pas d’atteindre enfin le but tant désiré.
Celui qui vaincra, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône comme moi j’ai vaincu et me suis assis avec mon Père sur son trône. – Apocalypse 3:21
