
Référence biblique : Actes des apôtres 4v1-22
Pierre et Jean, apôtres de Jésus-Christ, parlaient au nom de Jésus-Christ. Ils annonçaient le merveilleux message de la résurrection du Christ et de celle des morts. Le Saint-Esprit de Dieu ôtait le voile des yeux de la foule et disposait les cœurs à recevoir la Parole de Dieu gagnant ainsi des âmes à Christ. La vérité céleste était ainsi révélée à la foule qui était aveuglée par les rituels cérémoniaux des prêtres et le « mauvais levain des sadducéens » (Mt 16:6) qualifiés par Jésus de « races de vipères » (Mt 3:7) car les sadducéens disaient qu’il n’y a pas de résurrection et qu’il n’existe ni ange, ni esprit… (Actes des apôtres 23:8). Les sacrificateurs, les commandants du temple et les sadducéens, mécontents de ce que les deux apôtres de Jésus-Christ enseignaient car contraire au leur ayant pour but de garder le peuple assujetti et de recevoir la gloire qui revient à Dieu, décidèrent de les jeter en prison et de les faire comparaître devant le Grand conseil.
Pierre et Jean, ayant placé leur confiance en Dieu, ne craignaient pas leurs interlocuteurs. Aurons-nous cette foi inébranlable en notre Sauveur Jésus-Christ lorsque nous aussi nous seront amenés à justifier et défendre notre foi devant les hommes ? Appuyons-nous sur cette parole solennelle de Dieu : « Ayez cette ferme conviction : vous n’aurez pas à vous préoccuper de votre défense. C’est moi, en effet, qui vous donnerai les paroles qu’aucun de vos adversaires ne pourra réfuter et une sagesse à laquelle personne ne pourra résister » (Lc 21:14-15). Le verset 8 nous dit que Pierre répondit aux chefs du peuple rempli du Saint-Esprit. Il ne renia pas son Maître, au contraire, il dit : « Sachez-le tous et que tout le peuple d’Israël le sache ! C’est par le nom de Jésus-Christ de Nazareth que vous avez crucifié et que Dieu a ressuscité des morts, c’est par lui que cet homme se présente en pleine santé devant vous. Jésus est la Pierre rejetée par vous qui bâtissez et qui est devenue la principale d’angle. Il n’y a de salut en aucun autre ; car, il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes par lequel nous devions être sauvés » (v10-12).
La présence d’hommes d’influence ne lui mit aucunement la pression et ne lui fit pas peur car il savait que Dieu était avec lui et il croyait en cette parole de Luc 21:14-15. Il resta tranquille et laissa Dieu combattre pour lui (Ex 14:14). Il avait aussi l’assurance de la véracité de Matthieu 10:32 : « C’est pourquoi, quiconque me confessera devant les hommes, je le confesserai aussi devant mon Père qui est dans les cieux ». Aucun nom ne peut nous sauver que celui de Jésus-Christ. En disant cela, Dieu, par l’intermédiaire de Pierre, s’adressait directement aux chefs du peuple leur rappelant qu’ils ne sont que des hommes au même titre que le peuple qu’ils aveuglent par leurs faux enseignements et que ces titres qu’ils s’étaient attribués ne leur assureraient pas leur salut.
Ne plaçons pas notre confiance en nous-mêmes et encore moins en l’homme ou dans des idoles qui ne peuvent rien faire pour notre salut. Sachons que, lorsque nous seront amenés devant les tribunaux, comme Pierre et Jean, nous nous retrouverons seuls humainement parlant mais, si nous plaçons notre confiance en Dieu, nous marchons selon ses commandements, si nous faisons sa volonté et si nous reconnaissons Dieu comme notre Sauveur, nous ne nous retrouverons pas seuls devant les chefs des peuples car Dieu et ses anges nous entourerons de leur présence divine. En effet, 2Rois 6:16 nous déclare : « Ne crains point car ceux qui sont avec nous sont en plus grand nombre que ceux qui sont avec eux ».
Voyez le désappointement chez les chefs des peuples ne trouvant rien à redire devant l’assurance de Jean et Pierre car le Saint-Esprit de Dieu les avaient mis à nu et la présence du miraculé servait de témoignage de la puissance de Dieu. Lorsque Dieu prend le contrôle d’une situation, l’Ennemi se retrouve sans moyens devant l’Eternel des armées et il s’enfuit.
Ils les relâchèrent donc n’ayant aucune preuve pour les garder en prison mais surtout ne voulant pas se mettre la foule à dos. En revanche, ils leur interdirent formellement de parler et d’enseigner au nom de Jésus-Christ. Les deux apôtres ne purent recevoir favorablement cette recommandation : « Jugez s’il est juste, devant Dieu, de vous obéir plutôt qu’à Dieu ; Car nous ne pouvons pas parler de ce que nous avons vu et entendu » (v19-20). En disant cela, Dieu nous met en garde contre nous-mêmes. Il nous rappelle que le renier, c’est perdre son salut : « Mais celui qui me reniera devant les hommes, je le renierai aussi devant mon Père qui est dans les cieux » (Mt 10:33).
Il est impossible de se prétendre chrétien et de vouloir travailler pour Dieu tout en le reniant devant les hommes quelle qu’en soit la raison. Ce serait renier sa foi et ne pas faire confiance à Dieu notre Créateur. Nous sommes appelés à hâter le retour de Christ en répandant la Bonne Nouvelle et sa Parole. À cause de son nom, nous serons, nous aussi, persécutés, traduits devant les autorités religieuses, mis en prison et même à mort (Lc 21v12-13). Ceux qui se proclament serviteurs du Christ seront amenés à subir ce que le Christ a subi en prenant notre condition humaine, à supporter de souffrir pour la gloire de son nom. Lorsque nous nous retrouverons dans la situation de Pierre et Jean, posons-nous ces questions : « Et maintenant, est-ce la faveur des hommes que je désire ou celle de Dieu ? Est-ce que je cherche à plaire aux hommes ? Si je plaisais encore aux hommes, serais-je serviteur de Christ ? » (Ga 1:10).
Ellen G. White écrit que le plus grand danger que nous courrons ne se trouve pas dans l’opposition du monde mais dans notre tendance à rechercher son amitié et à prendre exemple sur ceux qui n’aiment ni
Dieu, ni sa vérité. Apprenons à agir comme Pierre et Jean quand il leur fut demandé de ne parler ni d’enseigner au nom de Jésus-Christ. Ne laissons pas nos sentiments, « le moi », les menaces, les persécutions nous dicter nos voies mais cherchons notre secours en Dieu, l’Eternel des armées. Il nous fortifiera dans les épreuves et nous aidera à les accepter sans murmures. Elles nous aideront à nous détacher du monde, à mieux nous confier en Dieu et à faire Sa volonté et SA volonté seule. Nous en ressortirons victorieux et, tout comme ces deux apôtres, nous ne pourrons garder sous silence ce que Dieu est et a fait pour nous.
À l’avènement du Christ, ne nous laissons pas prendre au dépourvu car il nous serait dit : « Je ne vous ai
point connu ! Allez-vous-en, vous qui pratiquez le mal » (Mt 7:23, Lc 13:25). N’oublions pas que « Pour
entrer dans le royaume de Dieu, il ne suffit pas de me dire « Seigneur, Seigneur ! » Il faut accomplir la
volonté de mon Père céleste » (Mt 7:21).
Bon courage à tous ! Que Dieu nous fortifie dans ce combat de la foi.
