
Référence biblique : Deutéronome 8
L’Eternel avait porté son peuple « comme un homme porte son fils » – Dt 1v31 – et il le châtie « comme un homme châtie son fils » – Dt 8v5. Souviens-toi (v2), Garde toi d’oublier (v11), Souviens-toi (v18) : le cœur d’Israël, comme le nôtre, est propre à oublier Dieu, ses délivrances, ses promesses et ses commandements.
Le verset 1 nous explique ce que Dieu attend de son peuple pour avoir une vie sans reproche devant lui afin de jouir de ses promesses : « Vous observerez et mettrez en pratique tous les commandements que je vous prescris aujourd’hui afin que vous viviez, que vous multipliez et que vous entriez en possession du pays que l’Eternel a juré de donner à vos pères ». Cette ordonnance est encore valable pour nous qui vivons dans la fin des temps. Nous serons ainsi des témoignages vivants et puissants pour la gloire de Dieu vis-à-vis de ceux qui ne le connaissent pas ou de ceux qui se sont détournés de Lui.
Dieu permet aussi des expériences au désert pour humilier son peuple (v 2,3 et 16), lui faire prendre conscience de sa pauvreté afin de l’éprouver et de connaître les véritables dispositions de son cœur. Il veut aussi savoir qui sont ceux qui allaient, ou non, obéir à ses commandements. Il veut aussi que son peuple apprenne que la nourriture spirituelle est plus importante que la nourriture physique : « Il t’a humilié, il t’a fait souffrir de faim et il t’a nourri de la manne que tu ne connaissais pas et que n’avaient pas connue tes pères afin de t’apprendre que l’homme ne vit pas de pain seulement mais que l’homme vit de tout ce qui sort de la bouche de l’Eternel » (v3).
L’homme qui a des besoins est plus disposé à se tourner vers son Créateur et c’est là que Dieu l’attend car l’épreuve est un moyen « pour nous faire du bien » (v16). Le désert qu’à traverser le peuple d’Israël est qualifié de « grand et affreux » dans le verset 15 « où il y a des serpents brûlants et des scorpions », un endroit « aride et sans eau » mais dans ce désert, Dieu « fait jaillir l’eau du rocher le plus dur ». Dieu fait son peuple traverser un désert afin que celui-ci revienne à une relation intime avec Lui, qu’il soit purifié des souillures de l’Egypte et qu’il revête le caractère de Jésus-Christ.
Tout chrétien est amené à passer par des déserts spirituels tout au long de sa vie chrétienne. Il ne nous a jamais dit que la traversée serait facile car la route est semée d’embûches et peut être difficile à supporter mais nous avons un rocher de qui jaillit de l’eau vive qui fortifie et rend les épreuves supportables – « Car ainsi a parlé le Seigneur l’Eternel, le Saint d’Israël : C’est dans la tranquillité et le repos que sera votre salut. C’est dans le calme et la confiance que sera votre force… » (Ésaïe 30v15). Il nous faut constamment aller à la source d’eau vive – Jésus-Christ – par la prière, par l’étude de sa Parole, par la louange et le jeûne pour être affermis et tenir bon dans nos déserts spirituels. Alors, « L’Eternel ton Dieu va te faire entrer dans un bon pays, pays de cours d’eaux, de sources et de lacs, qui jaillissent dans les vallées et dans les montagnes ; Pays de froment, d’orge, de vignes, de figuiers et de grenadiers ; pays d’oliviers et de miel ; Pays où tu mangeras du pain avec abondance, où tu ne manqueras de rien ; pays dont les pierres sont du fer et des montagnes duquel tu tailleras l’airain » (v7 à v9).
Toutefois, Dieu nous met en garde contre nous-mêmes : « Garde-toi de dire en ton cœur : ma force et la puissance de ma main m’ont acquis ces richesses » (v17). Veillons à toujours rester humbles aux pieds de notre Sauveur et reconnaissant envers celui qui nous a sorti d’Egypte n’oubliant pas que nous lui devons tout car « Si tu oublies l’Eternel ton Dieu et que tu ailles après d’autres dieux, si tu les sers et te prosternes devant eux, je vous déclare formellement aujourd’hui que vous périrez. Vous périrez comme les nations que l’Eternel fait périr devant vous parce que vous n’aurez point écouté la voix de l’Eternel, votre Dieu » (v19,20). L’orgueil spirituel, les désirs profanes, les mauvaises pensées et tout ce qui peut nous priver d’une association intime et sacrée avec Jésus-Christ mettent nos âmes en péril…
N’agissons donc pas comme le peuple de Dieu qui s’est révolté contre Dieu et n’a pas suivi ses commandements mais revenons à la source intarissable qu’est Jésus-Christ au lieu d’aller vers le monde (l’Egypte) qui nourrit l’esprit de divertissements attrayants pour la chair mais sans profit pour l’âme, bien au contraire ! Nourrissons-nous plutôt de la manne céleste – la Parole de Dieu – quotidiennement et ce dès le matin avant que les occupations de la journée n’en ait fait échapper l’occasion ; « Tous les matins, chacun ramassait ce qu’il fallait pour sa nourriture et, quand venait la chaleur du soleil, cela fondait » (Ex 16v21). Ne privons jamais notre âme du seul aliment qui la fait vivre et prospérer : Jésus-Christ, le pain de vie qui nous aide à supporter les épreuves et qui nous affermit dans nos déserts.
