
Références bibliques : Marc 6.14-15, Luc 9.7-9 et Matthieu 14.1-2
Jésus était à Nazareth avec ses disciples et, comme Il le faisait pour chaque village qu’Il visitait, Il enseignait. Cependant, Il ne put faire de miracles comme Il le faisait ailleurs, si ce n’est l’imposition des mains qu’il fit à quelques malades et Il les guérissait (Marc 6.5).
Le nom de Jésus était devenu célèbre mais les nazaréens tirèrent des conclusions hâtives sur son identité : les uns disaient que c’était Jean-Baptiste ressuscité des morts, certains disaient que c’était Elie qui avait apparu et d’autres disaient que c’était un des anciens prophètes qui était ressuscité. Le roi Hérode, qui entendit parler de Jésus, des miracles qu’il faisait et des rumeurs, ne savait que penser (Luc 9.7). La peur l’amena à se demander si Jean-Baptiste qu’il avait fait décapiter était ressuscité.
Tous murmurèrent sans aller à la source pour avoir la vraie réponse. La lumière du monde était parmi eux mais leur incrédulité les empêchait de l’entrevoir. Le Roi des rois était avec eux les enseignant mais ils ne virent que « le fils du charpentier, le fils de Marie, le frère de Jacques, de Joses, de Jude et de Simon, celui dont les sœurs étaient parmi eux » (Marc 6.3). Imaginez un instant ce que Jésus a pu ressentir, Lui qui savait tout ce qui se disait… Il nous est dit dans Marc 6.6 qu’il était étonné de leur incrédulité. Aucun d’entre eux ne voyait leur Sauveur présent au milieu d’eux à tel point qu’il ne put faire de miracles ! Quelle devait être la tristesse de Jésus de Nazareth en voyant le cœur endurcit de sa patrie.
Savez-vous ce qu’est une conclusion hâtive… ? Il s’agit d’un jugement ou d’une interprétation rapide formulé(e) sans preuves tangibles et qui influence fortement notre perception. Qui dit rapide, dit qu’elle n’a pas été soigneusement réfléchie ou prise en compte. Des conclusions hâtives étaient tirées à cause de la peur, l’incertitude et l’incrédulité des habitants de Nazareth. Or, il est écrit dans Ephésiens 5.15 : « Prenez donc garde de vous conduire avec circonspection, non comme des insensés, mais comme des sages ». Autrement dit, Dieu nous exhorte à prendre garde à ce que nous disons et à ce que nous faisons.
Je fais partie – que Dieu me vienne en aide – de ceux qui ne prennent pas le temps de réfléchir avant de parler, ni d’analyser une situation avant d’agir et je reconnais que, bien des fois, je me suis retrouvée dans des difficultés physiques, émotionnelles et mentales. C’est après coup que je prends du recul et que je me rends compte que, si j’avais pris le temps d’examiner la situation, Dieu m’aurait épargné ces difficultés. C’est une chose grave que de mettre Jésus-Christ de côté et de penser pouvoir tout contrôler, mais il est une chose encore plus grave que de blesser quelqu’un avec nos propres mots
Alors, sachons prendre le temps d’analyser les situations avant d’agir et de parler. Osons prendre quelques secondes de réflexion avec Dieu pour que son Esprit nous parle, nous donnant les mots appropriés et nous faisant voir ce que nous n’aurions pas vu voir de nous-mêmes. Ne laissons pas nos préjugés, les rumeurs ou les apparences diriger nos pensées et nos décisions. N’agissons pas comme ces nazaréens incrédules. Rappelons-nous que ceux ou celles que Dieu nous amène à croiser dans nos parcours de vie lui appartiennent et que si nous les offensons, nous offensons aussi notre Créateur divin.
Osons demander, chercher et frapper car quiconque demande reçoit, celui qui chercher trouve et l’on ouvre à celui qui frappe (Mt 7.7,8). Prenons le temps de faire la connaissance de notre Seigneur Jésus-Christ. Osons lui poser des questions, lui ouvrir notre cœur mais surtout, osons accepter sa divinité, sa Toute-puissance et le reconnaître pour ce qu’il est : l’Eternel des armées, notre Ami suprême, notre Confident, notre Soutien et Appui dans les épreuves de la vie, notre Source de bonheur et de joie, notre Guide en toute circonstance…Notre assurance est en Lui SEUL. Il nous conduira sur des sentiers sûrs.
Soyez de bon courage !
