
Référence biblique : Jérémie 18:1-17
Dans notre texte, un potier avait réalisé un premier vase fait d’argile (v4), image du peuple d’Israël autrement dit de l’humanité toute entière. Il est écrit au verset 5 : « Ne puis-je pas agir envers vous comme ce potier maison d’Israël ? Dit l’Eternel. Voici, comme l’argile est dans la main du potier ainsi vous êtes dans ma main maison d’Israël ! ».
Le métier de potier demande beaucoup de patience, de concentration, de doigté, de rigueur et d’amour. Dieu, notre divin potier, possède bien plus que ces qualités : il est parfait, amour, patient, juste, majestueux, miséricordieux… la liste est longue tant notre Dieu est Tout-puissant. Il a pris le temps de façonner chaque homme et femme dans le sein de leur mère leur insufflant le souffle de vie pour en faire des créatures animées, vivantes (Job 33v4). Il a pensé à chaque détail et nous a créés avec amour, avec un corps complexe mais merveilleux en même temps. Il a placé dans chaque cellule, chaque tissu, chaque muscle, chaque organe, chaque membre de notre corps la marque de son amour. Nous lisons dans Ps 139:14 : « Je te loue de ce que je suis une créature si merveilleuse. Tes œuvres sont admirables et mon âme le reconnaît bien ». L’Eternel est notre Père et nous, nous sommes l’argile ; Lui, le divin potier qui nous a façonnés.
Le vase réalisé par le potier qui n’a pas réussi représente la race humaine. Il peut aussi être assimilé au peuple d’Israël devenu rebelle qui ne voulait plus écouter la loi de l’Eternel, ni les vérités célestes qui mettaient à nu leur péchés. Au lieu de cela, il préférait recevoir des paroles flatteuses les éloignant de Dieu, les poussant à suivre les penchants de leur cœur et d’autres dieux. Ce peuple rebelle était comme des vases vides sans Dieu et sans richesses divines. Tels sont ceux qui décident de suivre leurs propres voies devenant rebelles aux yeux de Dieu et refusant de se laisser transformer par le divin potier. Or, un homme peut-il être plus que son Créateur ? (Job 4v17). Il est écrit dans Jérémie 10v23 : « Je le sais, ô Eternel ! La voie de l’homme n’est pas en son pouvoir ; ce n’est pas à l’homme quand il marche à diriger ses pas ». Quelle perversité est la nôtre ! « Le potier doit-il être considéré comme de l’argile pour que l’ouvrage dise à l’ouvrier : il ne m’a point fait. Pour que le vase dise au potier : il n’a point d’intelligence » (Ésaïe 29:16).
Un peuple qui ne se tourne vers Dieu qu’en parole et dont le fond de leur cœur est loin de lui est considéré comme « un vase aux mets impurs ». Dieu ne prend plaisir en ces hommes-là. Il leur dit : « Malheur à ceux qui cachent leurs desseins pour dérober à l’Eternel, qui font leurs œuvres dans les ténèbres et qui disent : qui nous voit et qui nous connaît ? (Ésaïe 29:15).
Dieu ne prend pas non plus plaisir à regarder son peuple Lui désobéir et à prononcer des sentences contre ceux qui restent dans leurs mauvaises voies. Au contraire, il tend sa main tous les jours à l’homme rebelle qui marche dans ses mauvaises voies au gré de ses pensées. Cependant, si cet homme ne change pas ses voies et persiste dans sa rébellion, Dieu le précipitera au séjour des morts. Il subira le même sort que le vase de terre dans Ésaïe 30:14 qui se brise, que l’on casse sans ménagement et dont les débris ne laissent pas de morceaux.
L’Eternel est aussi un Dieu juste car sur le tour du potier le travail reprend et il en refait un autre vase « tel qu’il trouva bon de la faire » (v4). Ce nouveau vase représente celui qui se laisse façonner, transformer par le potier ; l’homme s’abstenant des choses de la chair, vase d’honneur sanctifié, utile à son maître et propre à toute bonne œuvre (2Ti 2:21). Nous retrouvons en ce vase l’image du Christ, sans défaut, qui fit la volonté de Dieu jusqu’à donner son sang pour racheter la race humaine corrompue par le péché. Il s’agit aussi de l’homme qui, touché par le Saint-Esprit, accepte de suivre son divin potier, Dieu, se laissant façonner par Lui et supportant les épreuves, la persécution, les détresses. Il se soumet corps et âme à son maître afin de revêtir le caractère de Christ. Ajoutons à cela l’homme qui accepte de laisser Dieu entrer dans son cœur, se détournant de ses mauvaises voies et revenant à Dieu en s’humiliant devant lui refusant de marcher par la vue et apprenant à marcher par la foi.
Quand quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici toutes choses sont devenues nouvelles (2Co 5:17). Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres que Dieu a préparées d’avance afin que nous les pratiquions (Eph 2:10). Dieu est un souverain miséricordieux. Il fait grâce à qui il veut et a pitié de qui il veut. Cela ne dépend pas de la volonté humaine, ni de ses efforts mais de Dieu qui fait grâce. Si Dieu a montré sa colère et fait connaître sa puissance en supportant avec une immense patience ceux qui étaient les objets de sa colère tout prêts pour la destruction qu’avons-nous à redire ? Si Dieu agi ainsi pour manifester la richesse de sa gloire en faveur de ceux qui sont les objets de sa grâce, ceux qu’il a préparés d’avance pour la gloire ? Dieu a un plan qui s’accomplit selon son libre arbitre.
Quelle sorte de vase (poterie) voulons-nous être : un vase d’honneur tel ce nouveau vase revêtu du caractère de Jésus-Christ se laissant façonner par l’Eternel des armées, notre divin potier ou plutôt un vase vide ou aux mets impurs sur lequel on applique des scories d’argent aux lèvres brûlantes et au cœur mauvais que le divin potier brisera sans ménagement ?
