
N’y a-t-il point de baume en Galaad ? N’y a-t-il point de médecin? Pourquoi donc la guérison de la fille de mon peuple ne s’opère-t-elle pas ? Jérémie 8 : 22.
L’image du baume de Galaad est une allusion à la résine aromatique ou gomme adragante qu’on prisait pour ses propriétés thérapeutiques. Cette résine odorante venait d’un « petit arbre à fleurs qui poussait dans la région montagneuse à l’est du Jourdain »(SDA Bible Commentary, vol. 4, p. 394).
Le baume était largement utilisé et exporté à l’époque de l’Ancien Testament ( Gen. 37 : 25 ; Ez. 27 : 17). La réputation de Galaad venait de la qualité et la quantité de ce produit. On dit aussi que ses médecins étaient réputés.
Angoissé par les maux spirituels chroniques d’Israël, Jérémie se lamente : « En Galaad n’y a-t-il plus de baume calmant ou de médecin ? Pourquoi la plaie de mon peuple ne peut-elle se cicatriser ? » (Jér. 8 : 22, FC.) La réponse sous-entendue à la question du prophète est : « Oui, il y a du baume en Galaad, et il s’y trouve un médecin compétent pour le prescrire et l’administrer. » La maladie n’était pas due au manque de médicament, mais au refus de l’appliquer selon l’ordonnance du grand Médecin.
En cette époque périlleuse de la fin des temps et des maux chroniques attachés à Laodicée, de bonnes nouvelles attendent le peuple de Dieu. Il y a un baume en Galaad, et il y a un médecin dont la spécialité est la guérison de nos âmes malades de péché.
Voici un conseil avisé : « Nous devrions parler de nos maux à Jésus et lui présenter toutes nos difficultés, afin qu’il puisse dispenser le baume de Galaad et nous donner l’huile de joie au lieu du deuil. Nous pouvons lui dire tous nos besoins et lui demander la force du corps ainsi que la clarté de l’esprit et la paix de l’âme. » (Advent Review and Sabbath Herald, 3 mai 1892.)
Source : Portraits de Jésus, George W. Brown
