
« Ce qui a été, c’est ce qui sera; ce qui s’est fait, c’est ce qui se fera, et il n’y a rien de nouveau sous le soleil. » – Écclésiaste 1:9 OST
Les Antilles ont vécu la déclinaison locale du régime de Vichy connu sous le nom de An Tan Sorin en Guadeloupe et An Tan Robè en Martinique. Les anciens ont nommé cette période 1940-1943 d’après deux personnes en charge de la gouvernance des deux territoires: Constant Sorin et l’Amiral Robert. Ces derniers ont veillé à faire respecter la devise Travail-Famille-Patrie du régime vichyste aux Antilles. Mais ce qui a durablement marqué les esprits c’est l’embargo anglais qui a conduit à de sévères rationnements. Les produits d’Europe, de France essentiellement n’étaient plus acheminés vers la Guadeloupe et la Martinique. C’est durant cette période que le peuple antillais a du recourir à leur ingéniosité pour subvenir aux différents besoins alimentaires. Les agriculteurs et propriétaires terriens ont été fortement incité à planter des cultures vivrières pour être autosuffisants. Des tickets alimentaires étaient fournis en fonction du nombre de personnes dans le foyer. Le recours au troc s’est généralisé ainsi que le marché noir.
Face à la rareté de certains produits, les habitants ont su faire preuve de créativité pour trouver des substituts. Pour se procurer du sel, les femmes ont bouilli l’eau de mer.Les cassaves de manioc sont utilisées à la place du pain à base de froment. Le recyclage était fortement employé pour avoir les matières premières pour les objets de la vie quotidienne: les pneus deviennent des chaussures et les sacs en jute deviennent des vêtements. Les branches de cocotiers ont également permis de confectionner des accessoires et l’alcool produit à partir de la canne a permis d’avoir des sources d’énergie alternatives.
Ce temps de pénurie a laissé un héritage dans la mémoire collective. On fait référence à cette période comme étant la preuve de la résilience du peuple antillais en temps de crise. Aujourd’hui, c’est un autre territoire qui est touché par un blocus: Cuba. Trump a décidé d’empêcher les importations vers Cuba. Ils subissent de nombreuses coupures de courant lié au même de pétrole pour la production d’énergie. Les pénuries alimentaires et en médicaments sont subies de plein fouet par la population.
Le blocus peut être comparé à un état de siège dont le chapitre 4 du livre Ezéchiel explicite le contour. La portée prophétique du texte est riche d’enseignement pour nous aujourd’hui. En particulier, le régime du prophète qui par son comportement constituait un témoignage vivant. Il devait répliquer le siège d’Israël puis celui de Juda pendant respectivement 390 et 40 jours.
Selon Ezéchiel 4.9-15, tels étaient les ordres donnés par Dieu: « Prends du froment, de l’orge, des fèves, des lentilles, du millet et de l’épeautre, mets-les dans un vase, et fais-en du pain autant de jours que tu seras couché sur le côté; tu en mangeras pendant trois cent quatre-vingt-dix jours. La nourriture que tu mangeras sera du poids de vingt sicles par jour; tu en mangeras de temps à autre. L’eau que tu boiras aura la mesure d’un sixième de hin; tu boiras de temps à autre. Tu mangeras des gâteaux d’orge, que tu feras cuire en leur présence avec des excréments humains. Et l’Eternel dit : C’est ainsi que les enfants d’Israël mangeront leur pain souillé, parmi les nations vers lesquelles je les chasserai. Je dis : Ah ! Seigneur Eternel, voici, mon âme n’a point été souillée; depuis ma jeunesse jusqu’à présent, je n’ai pas mangé d’une bête morte ou déchirée, et aucune chair impure n’est entrée dans ma bouche. Il me répondit : Voici, je te donne des excréments de boeuf au lieu d’excréments humains, et tu feras ton pain dessus. »
Le régime du prophète était à peine suffisant pour couvrir les besoins élémentaires quotidiens en nourriture et en eau. Mais le détail qui frappe le plus c’est l’usage qui est fait des excréments non directement dans les repas mais comme combustible pour leur cuisson. Un parallèle peut être fait avec l’utilisation des excréments des animaux (bouses de vaches, fientes de volailles, lisiers de porcs etc.) pour la méthanisation. Certains endroits ruraux et certains pays pauvres utilisent ce système pour apporter du gaz et même de l’énergie à leurs foyers reculés.
Certaines associations antillaises s’organisent “si bato la pa rantré dèmen“. Leurs initiatives montrent que cette préoccupation est suivie par l’action. Ils se préparent au cas où les bateaux ne rentreraient pas (au port). Nous savons d’après la prophétie d’Apocalypse 13.17 qu’il y aura un temps où personne ne [pourra] acheter ni vendre, sans avoir la marque, le nom de la bête ou le nombre de son nom. Le peuple de Dieu doit se préparer à ce moment en étant autonome sur le plan alimentaire, médical, ainsi qu’en énergie et en eau. L’actualité nous montre que nous ne devons pas tarder à acquérir les compétences et les ressources clés pour le temps de détresse à venir.
Nous devons également, pendant qu’il est encore temps, annoncer la Bonne nouvelle du salut à ceux qui nous entourent. En effet, la pénurie de pain physique ne peut que nous interpeler sur la pénurie de pain spirituel qui se manifestera à la fin des temps comme le souligne Amos 8.11 « Voici, les jours viennent, dit le Seigneur, l’Eternel, Où j’enverrai la famine dans le pays, Non pas la disette du pain et la soif de l’eau, Mais la faim et la soif d’entendre les paroles de l’Eternel. »
Maranatha!
Quelques références bibliques :
« On ne se souvient plus des choses d’autrefois; de même on ne se souviendra point des choses à venir, parmi ceux qui viendront plus tard. » – Écclésiaste 1:11 OST
« Et vous devez faire cela, vu le temps où nous sommes; car c’est ici l’heure de nous réveiller du sommeil, puisque le salut est maintenant plus près de nous, que lorsque nous avons cru. La nuit est passée, et le jour est approché; rejetons donc les œuvres de ténèbres, et revêtons-nous des armes de lumière. Marchons honnêtement comme de jour, et non dans les débauches et dans l’ivrognerie, dans la luxure et dans les impudicités, dans les querelles et dans l’envie; Mais revêtez-vous du Seigneur Jésus-Christ, et n’ayez pas soin de la chair pour satisfaire ses convoitises. » – Romains 13:11-14 OST
« Elle eut encore le pouvoir d’animer l’image de la bête, afin que l’image de la bête parlât; et de faire mettre à mort tous ceux qui n’adoreraient pas l’image de la bête. Et elle obligeait tous les hommes, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, à prendre une marque à la main droite, ou au front. Et personne ne pouvait acheter ni vendre, que celui qui avait la marque ou le nom de la bête, ou le nombre de son nom. » – Apocalypse 13:15-17 OST
« Prends aussi du froment, de l’orge, des fèves, des lentilles, du millet et de l’épeautre; mets-les dans un vase, et fais-en du pain pour autant de jours que tu seras couché sur ton côté; tu en mangeras pendant trois cent quatre-vingt-dix jours. La nourriture que tu mangeras sera du poids de vingt sicles par jour; tu en mangeras de temps à autre. Quant à l’eau, tu en boiras par mesure, savoir, la sixième partie d’un hin; tu en boiras de temps à autre. Tu mangeras des gâteaux d’orge, que tu cuiras sous leurs yeux avec des excréments humains. Et l’Éternel dit: C’est ainsi que les enfants d’Israël mangeront leur pain souillé parmi les nations au milieu desquelles je les chasserai. Alors je dis: Ah! Seigneur Éternel, voici, mon âme n’a point été souillée; et depuis ma jeunesse jusqu’à présent, je n’ai mangé d’aucun corps mort, ni d’aucune bête déchirée, et aucune chair impure n’est entrée dans ma bouche. Et il me répondit: Voici, je te donne la fiente des bœufs à la place d’excréments humains, et là-dessus tu apprêteras ta nourriture. » – Ézéchiel 4:9-15
« En ce jour-là, les chants du palais seront des gémissements, dit le Seigneur, l’Éternel. En tout lieu il y aura beaucoup de cadavres, qu’on jettera en silence. » – Amos 8:3
