
« Bien-aimés, je vous exhorte, comme étrangers et voyageurs sur la terre […] » – 1 Pierre 2:11
Il arrive que, dans notre pèlerinage terrestre, nous connaissions des moments plus éprouvants que d’autres ; des temps difficiles qui ne nous laissent pas indifférents et dont parfois nous avons du mal à nous relever. La vie est faite « de hauts et de bas » comme dit si bien l’adage. Toutefois, ces montagnes russes de l’existence peuvent nous affaiblir à un degré ou à un autre.
Que faire quand le mental n’arrive plus à suivre la frénésie des circonstances et leurs enchaînements ? Quand la simple exécution des tâches quotidiennes lasse au plus haut point et que cela n’est pas dû à un caprice mais une fatigue mentale ? Comment sortir et voir le bout du tunnel ? Lorsque que nous ne sommes plus en connexion avec ce qui nous entoure, ni avec ceux qui nous côtoient, comment le surmonter ?
Il peut arriver que, malgré le fait d’être entourés, nous nous sentions seuls et plus en phase avec nos choix, nos engagements, nos combats, notre foi. À certains carrefours, tout semble nous dépasser. Nous n’avons plus de réponses à nos nombreuses questions. Avancer, nous n’en n’avons plus les ressources. Ne sachant plus où allez ni quoi faire pour que les choses changent, nous restons comme de simples spectateurs de ce qui se produit sous nos yeux.
D’ailleurs, nous pouvons ne plus avoir envie de ce changement, juste un souhait de rester inactif, ne désirant plus rien. Regarder le monde et ses attraits défilés, sans que nous en soyons acteur, est la seule chose que dorénavant nous pouvons faire. Est-ce mal de vouloir rester passif une fois, alors qu’on a sans cesse été sollicité pour les moindres petites choses ? Comment repartir après des combats successifs qui nous ont meurtris l’âme et le corps ?
Ésaie 40.29-31 nous dit que Dieu donne la force d’avancer de nouveau : « Il donne de la force à celui qui est fatigué, Et il augmente la vigueur de celui qui tombe en défaillance. Les adolescents se fatiguent et se lassent, Et les jeunes hommes chancellent ;Mais ceux qui se confient en l’Eternel renouvellent leur force. Ils prennent le vol comme les aigles; Ils courent, et ne se lassent point, Ils marchent, et ne se fatiguent point. » Lire ce verset ne vous donne-t-il pas des ailes ? Ne suscite-t-il pas en vous une joie intense ? Peut-être que certains d’entre vous se disent que c’est un passé révolu, bien lointain ou encore une situation bien éloignée de leur situation actuelle.
Le Seigneur nous invite à ne point regarder à nous-mêmes pour repartir de plus belle, mais de nous confier en lui ; lui qui est la Source inépuisable. C’est pour cela qu’il est déclaré dans Psaume 28.7 : « L’Eternel est ma force et mon bouclier; En lui mon coeur se confie, et je suis secouru ; J’ai de l’allégresse dans le coeur, Et je le loue par mes chants. »
Nous nous appuyons bien trop souvent sur notre force, nos raisonnements humains et nos plans, mais tout cela est éphémère. Nous avons pris l’habitude de puiser en nous les forces nécessaires pour avancer, agir et surmonter les défis, mais nous oublions que nous ne sommes que des êtres humains, faillibles et fatigables. Oui, nous sommes limités, et Dieu l’accepte.
Je vais vous faire une petite confidence… : il le savait déjà que nous ne tiendrons pas bien longtemps. Et je suis sûre qu’il nous a interpelés bien des fois mais nous n’avons point prêté garde à sa douce voix. Tôt ou tard, nos ressources tarissent et nous avons besoin de quelqu’un de fiable, quelqu’un sur qui compter, sur qui nous appuyer et qui de mieux que celui qui a créé « la terre et le ciel » ainsi que nous-mêmes. Il est le Dieu Créateur et nous devons nous réconcilier avec le fait que nous ne sommes pas des surhommes.
Il est le meilleur appui, l’Être par excellence qu’il nous faut pour remonter la pente et susciter encore chez nous l’envie de revivre et de persévérer de nouveau. La Bible nous dit : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez monjoug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de coeur; et vous trouverez du repos pour vos âmes. Car mon joug est doux, et mon fardeau léger. » (Matthieu 11.28-30). Dieu parle de Repos. Oui ! Le repos est régénérateur pour le corps et l’esprit.
Voici, donc, quelques indications pour s’en sortir quand on n’en peut plus chrétiens ou non.
1. Allez à Dieu par la prière
« Mais quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte, et prie ton Père qui est là dans le lieu secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. » (Matthieu 6.6). La prière est une habitude indispensable à prendre ou maintenir pour quiconque veut se décharger de tout ce qu’il ne peut porter. Elle peut être faite dans une pièce consacrée à cet effet, dans le cœur ou encore dans la nature, le supermarché, dans la voiture… Nous pouvons adresser à Dieu des requêtes ou nous confier à lui en tout temps, de jour comme de nuit, dans la joie comme dans la peine.
Il est vrai que, lorsque le silence règne, cela est plus favorable pour s’entendre au petit matin par exemple mais, dans le bruit également, si l’on n’a pas le choix, cela est permis discrètement. La prière n’a ni barrière, ni frontière, ni limite de temps, ni fuseau horaire. Notre chambre secrète peut tout à fait être la chambre de notre cœur.
2. Dire à Dieu notre impossibilité de faire plus, de produire davantage.
Avouer comme nous le dit Jean 15.5 que sans lui nous ne pouvons rien faire : « Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure portebeaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire. » Rester connecté avec la source est vital car les défis sont grands et nombreux de nos jours. Gloire soit rendue à Dieu, le réseau divin est illimité. Nous aurions tort de nous en privé ne serait-ce qu’une seconde. Jésus est le confident discret et celui qui ne nous jugera pas à la manière humaine.
3. Être conscient de ma petitesse et mon grand besoin de Dieu dans toutes les circonstances de ma vie.
Ne regardons pas à notre état quand nous sommes au plus bas ou avons dévié de la route vers le ciel car Dieu nous dit dans Marc 2.17 : « Ce que Jésus ayant entendu, il leur dit: Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. » Allons à Dieu tel que nous sommes. Soumettons-nous à Lui. Rendons les armes avec lesquelles nous nous sommes si longtemps battus jusqu’alors et qui, aujourd’hui, empêchent notre avancée vers notre restauration. Déposons tout aux pieds de Jésus avec un cœur sincère et recevons sa paix.
4. L’aventure ne s’arrête pas ici
Nous devons, maintenant, marcher sur la base de ses instructions, en l’occurrence, suivre ses précieux conseils de façon révolu : « Tu es un excellent conseiller » stipule Jérémie 32.19. Beaucoup de chrétiens pensent que la spiritualité suffit pour être relever d’une dépression,d’une tristesse ou d’un burn-out. Le fait qu’un chrétien se dirige vers un spécialiste de santé ne relève en rien d’un manque de foi. Dieu a donné l’intelligence à l’homme et nous devons avoir l’esprit ouvert pour la solution qui conduira à notre relèvement (bien sûr toujours selon la guidance de Dieu).
Savez-vous que Jésus lui-même est passé par des moments de troubles intenses. Pour ne citer qu’un seul épisode, celui dans le Jardin de Gethsémané signifiant en Grec « le pressoir à huile» dans Marc 14.32-50 et Matthieu 26.36-56. Ce mot « pressoir » est très significatif et peut être employé au sens propre comme au sens figuré. Le poids du péché, ce qu’a enduré Jésus,était indescriptible et aucun homme ne pouvait endurer cela mais Dieu dit : « Ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu. » (Luc 18.27). Dieu est venu à bout du péché touchant l’Humanité ainsi que le sort de ce dernier pour l’éternité, alors quelle situation ne peut-il pas résoudre ??
Redigé par : M. L.
