
1. Bonjour Sandra, pourrais-tu te présenter en quelques lignes ?
Je suis Sandra MONTFLORE. J’ai 34 ans, je suis mariée et maman de 3 garçons.
2. Pourquoi as-tu choisi de te lancer dans l’édition de livres pour la jeunesse ?
Je ne sais pas si j’ai réellement choisi. En fait, j’ai pratiqué l’école à la maison pour mes enfants pendant quelques années. Et lorsqu’ils ont dû être scolarisés, je me suis retrouvée avec du temps libre. Cela n’a pas été évident tout de suite. Je priais avec mes amies à ce sujet pour que Dieu me conduise et me dise quoi faire. Il faut savoir que je faisais moi-même mes supports pour l’école à la maison (les fiches, les activités, etc). J’aimais beaucoup ça. Ça m’arrivait de faire de petites histoires pour travailler leur compréhension. Et puis, de prière en prière, l’idée a germé et à grandi en moi. J’ai également retrouvé un petit carnet de prières qui date de plusieurs années, dans lequel j’avais écrit que je voulais faire du contenu pour enfants. Je crois que Dieu avait préparé le terrain depuis tout ce temps.
3. En juillet 2025, tu présentes ton premier ouvrage pour enfants, « Je te pardonne ». Pourquoi ce thème ?
L’idée de ma collection est de présenter des valeurs bibliques. Comme je le disais précédemment, lorsque mes enfants ont été scolarisés, j’ai vu tout ce qui leur était proposé à l’école, des choses qui parfois vont à l’encontre de nos valeurs. Je me suis dit que je voulais vraiment que nos enfants puissent avoir accès à une alternative avec des livres dont la morale est tirée de la Bible. Un jour, mes enfants regardaient un dessin animé sur la parabole du serviteur qui refusait de pardonner. Le pardon est une valeur très importante qui est essentielle à transmettre à nos enfants. Cela m’a tout de suite inspirée, et l’histoire est née de là.
4. Pour réaliser ce projet, tu t’es associée à l’illustratrice MONNAF Aklima. Comment s’est passée cette collaboration ?
Il existe différentes plateformes qui permettent à des graphistes freelances de proposer leurs services. J’ai vraiment pris le temps de consulter les portfolios des différents illustrateurs. Je souhaitais un style adapté aux enfants, avec un univers graphique « sain », c’est-à-dire, sans
personnages évoluant dans des univers trop imaginaires. C’est ce que j’ai retrouvé chez Aklima. Je lui ai d’abord fait part de mon projet, des mes instructions en termes d’illustrations. Elle a été très à l’écoute. Nous avons dû corriger les illustrations à plusieurs reprises, mais elle a toujours retravaillé les images avec bienveillance.
5. Je trouve le projet « Je te pardonne » très inspirant, et édifiant, en lisant les versets Proverbes 22:6 et Matthieu 6:14 m’ont traversé l’esprit. Il y aurait-il un verset en particulier qui aurait inspiré ce projet ?
Oui, comme je le disais, c’est la parabole du serviteur impitoyable qui refusait de pardonner qui m’a inspirée. Elle se trouve dans Matthieu 18 : 23-35. J’ai beaucoup lu et relu cette parabole pendant mon processus d’écriture. En fait, le livre « Je te pardonne » est une adaptation moderne de cette parabole

6. Peux-tu nous en dire plus sur ton livre de coloriage ?
Au départ, je n’avais pas prévu de faire de livre de coloriage. En parallèle de « Je te pardonne », je travaillais sur un autre livre. Mais, il y a eu quelques imprévus qui ont freiné ce projet. C’est de là qu’est née l’idée de faire un livre de coloriage. Je me suis dit que ce serait le prolongement de « Je te pardonne » en proposant un support supplémentaire aux parents pour expliquer le pardon aux enfants. Le livre se compose d’un verset à mémoriser sur le thème du pardon et d’une illustration à colorier. Sous chaque page, j’ai proposé une réflexion, une pensée, une question ou une prière pour aller plus loin. Et à la fin de l’ouvrage, l’enfant retrouvera quelques activités bonus pour continuer à s’amuser.
7. Quel impact ces projets ont-ils eu sur ta foi ?
Tout d’abord, cela a confirmé que quand Dieu appelle, il qualifie. Le nombre de fois où j’ai été découragée pendant mon processus d’écriture. Je me demandais si cela avait du sens, si je devais vraiment me lancer, si j’y arriverais. Et Dieu m’a montré qu’il m’a accompagné de A à Z, qu’il a pourvu financièrement et qu’il m’a conduite étape après étape. Je le remercie énormément. Ces projets m’invitent aussi à lire davantage la Bible: pour comprendre le sens des paraboles afin de ne pas m’éloigner de la pensée biblique et aussi lorsque je choisis les versets que je souhaite illustrer. Il m’arrive également d’écouter des prédications ou des enseignements sur ces thèmes pour mieux comprendre et mieux les transmettre aux enfants.
8. Comment trouves-tu l’équilibre entre raconter une bonne histoire et transmettre une vérité ?
Selon moi, deux éléments sont essentiels pour respecter cet équilibre. Premièrement, utiliser un exemple de la vie quotidienne de l’enfant, que ce soit à l’école ou dans la fratrie car c’est plus parlant pour lui. C’est aussi ce que Jésus faisait dans ses paraboles. Deuxièmement, il faut que la pensée biblique soit préservée et veiller à ne pas s’en éloigner. Lorsque j’explique une notion à mes enfants, j’utilise des histoires ou des parallèles qu’ils peuvent comprendre.
9. « Une maman qui écrit. » Comment concilies-tu ta passion pour l’écriture et ta famille ?
C’est une bonne question ! J’ai encore du mal à y répondre. Après la scolarisation de mes enfants, je me demandais quoi faire des mes journées. L’idée de retourner travailler m’a traversé l’esprit. Mais j’ai eu quelques signes de Dieu me disant que « pour l’instant », je devais rester au foyer, comme s’il me disait, soit « ma salariée en écrivant des livres pour enfants, je m’occupe du reste ». Finalement, cet équilibre n’est pas si mal. Une fois les enfants à l’école, les obligations liées à la maison réalisées, j’ai le temps nécessaire pour écrire. Et j’apprécie vraiment.
10. Quel message souhaites-tu que les parents et les éducateurs retiennent de tes livres ?
Le verset, que vous avez proposé plus haut : Proverbes 22 : 6 Instruis l’enfant selon la voie qu’il doit suivre et quand il sera vieux, il ne s’en détournera pas. Il y a, selon moi, un fort impact dans la lecture. Une maman s’est servie de mon livre pour enseigner le pardon à son enfant après avoir vécu une situation au centre de loisirs. C’est ce que je veux laisser aux parents : mes livres sont des supports d’éveil à la foi et à la spiritualité de nos enfants. Mais j’aimerais aussi qu’ils soient accessible à des familles non chrétiennes, afin qu’elles soient en contact avec des valeurs bibliques. Mes livres peuvent être un outil d’évangélisation.
11. Une exclusivité concernant le prochain livre de la collection « Un Verset, une Parabole, une Histoire ? Ou tes projets à venir ?
Oui, je travaille actuellement sur deux projets : une nouvelle histoire autour d’une autre thématique biblique ainsi qu’un livre pour les plus grands pour approfondir le thème du pardon.
12. Un dernier mot pour nos lecteurs
J’aimerais laisser un mot pour les mamans car ce n’est pas facile, en ces temps, d’éduquer des enfants. J’aime à dire que Dieu entend nos larmes, nos cris, nos supplications en faveur de nos enfants. Ne nous décourageons pas. Je sais que parfois les forces nous manquent mais Dieu les renouvelle. C’est dur, mais Dieu, lui, il est bon.
