
Le colportage a débuté en Europe, au Moyen-Âge, et son histoire est pleine d’alternative passionnantes et d’heureux résultats.
Qui étaient les Vaudois ?

Les Vaudois faisaient partie d’un mouvement chrétien qui fut initié par Peter Valdo, un riche marchand lyonnais (France), qui acquit la ferme conviction que les Saintes Écritures étaient la source véritable de la foi chrétienne.
Il se convertit et donna ses biens aux pauvres et se servit de toutes ces ressources pour diffuser les enseignements de la Bible.
À cette époque, la seule Bible disponible était rédigée en latin et lue par les ecclésiastiques. Peter Valdo la fit traduire par deux moines en provençal, la langue du peuple dans le sud de la France et le nord de l’Italie.
Des portions de l’écriture copiée à la main furent diffusées sur la plus grande partie du territoire de l’Europe occidentale, par les disciples de Valdo, les Vaudois déguisés en colporteur.
Les colporteurs vaudois travaillaient comme vendeurs de rue, offrant des soies et des bijoux difficiles à se procurer dans les endroits où ils se rendaient. Lorsqu’on leur demandaient s’il avaient d’autres bijoux, ils répondaient :
« Oui, nous en avons de plus précieux que ceux-ci; si vous promettez de ne pas nous dénoncer, nous vous les montrerons. »
« Nous avons une pierre précieuse si brillante que sa lumière permet de voir Dieu, et si radieuse qu’elle peut allumer l’amour de Dieu dans le cœur de celui qui la possède. Nous parlons dans un langage figuré, mais ce que nous disons est la pure vérité. »
Dans le livre « La tragédie des Siècle » l’écrivaine Chrétienne Ellen G. White révèle que Dieu a utilisé les Vaudois pour préserver la Bible et lés vérités bibliques non altérées. Elle déclare aussi qu’ils ont observé le véritable Shabbat:
« Les Vaudois du Piémont furent parmi les premiers en Europe à posséder une traduction des saintes Ecritures. Des siècles avant la Réformation ils avaient une Bible manuscrite en leur propre langue. Mais le fait qu’ils avaient entre les mains le Livre de la vérité attira tout particulièrement sur eux la haine de la Babylone apostate de l’Apocalypse, et ce fut au péril de leur vie qu’ils se dressèrent contre ses falsifications. Sous la pression d’une persécution prolongée, plusieurs, de guerre lasse, finirent par abandonner peu à peu les grands principes de leur foi, tandis que d’autres restèrent fidèlement attachés à la vérité. Pendant des siècles de ténèbres et d’apostasie, conservant leur foi en face de l’opposition la plus féroce, ils refusèrent de reconnaître la suprématie papale, dénoncèrent le culte des images comme une idolâtrie et observèrent le vrai jour de repos. Bien que poursuivis par l’épée des ducs de Savoie, et menacés des bûchers de Rome, ils demeurèrent les inflexibles défenseurs de la Parole et de la gloire de Dieu. »
Ellen G. White mentionne également la Bible comme le livre principal étudié entre eux. Ils ont non seulement mémorisé l’évangile de Matthieu, Jean et de nombreuses épîtres, mais ils ont également copié la totalité ou des parties des Écritures. « Par un travail inlassable, accompli parfois dans de profondes et sombres cavernes et à la lumières des torches, l’Écriture sainte était transcrite, verset par verset, chapitre par chapitre. » (Tragédie des Siècles, p.71)
Par ailleurs, Ellen G. White explique qu’ils ont mis au point des moyens de distribuer des parties de la Bible :
« Leurs vêtements étaient confectionnés de façon à receler leur trésor le plus cher: les précieux manuscrits de l’Écriture, fruit de mois et d’années de labeur. Ils les portaient toujours sur eux et, chaque fois qu’ils pouvaient le faire sans éveiller les soupçons, ils en plaçaient quelques fragments chez ceux dont le cœur leur paraissait s’ouvrir à la vérité divine. » (Tragédie des Siècles p.72)
Petit témoignage : Quelques mois après ma conversion, l’Éternel m’a éclairé sur la réalité du Sabbat. Étant Évangéliste à cette époque, il m’a conduit vers une église qui observe le Sabbat, les Adventistes du 7ème Jour, et poussé vers une famille avec qui j’ai suivi des études bibliques. Je me rappelle avoir eu dans mon cœur cette envie de recopier la Bible, je ne savais pas réellement le pourquoi, mais je me disais en moi-même. « au cas où je n’ai plus d’accès à la Bible, je ne serais pas dépaysé » alors, j’ai commencé a recopié les pages de la Bible dans un cahier en débutant par la Genèse. Mais ça n’a pas duré longtemps. J’ignorais vraiment pourquoi je le faisais. Mais quand j’ai entendu parler de l’histoire des Vaudois, c’était une joie pour moi, parce que je me suis retrouvé dans leur histoire. Et je pense qu’au bout du compte, c’est probablement ainsi que j’ai reçu mon appel concernant l’édition et l’écriture.
C’est par amour pour Dieu que les Vaudois avait le désir de partager ces portions des Saintes Écritures et qu’ils se donnaient corps et âme pour accomplir cette mission.

Source : Sainte Bible, Principe Fondamentaux de la Représentation Évangélique, Ron Appenzeller
