
Origine d’Amérique centrale et du Mexique la Raquette (Opuntia cochenillifera / Nopal cochenillifera ) est une plante à fleurs de la famille des Cactacées. Il est aussi appelé nopal, nopal de la cochenille.
C’est une plante grasse qui peut atteindre 4 m de hauteur. La raquette est reconnaissable par ses tiges charnue sans feuilles, constituées par des articles aplatis, de forme ovale, dont la surface est creusée de formations circulaires appelées aréoles, et garnies de poils laineux, souples et non piquants. Les petites fleurs rouges foncé ne s’ouvrent qu’à peine. Les fruits sont des baies rouges à maturité d’environ 5 cm de long.


« Ne vous fiez pas à son apparence peu attrayante, car l’Éternel a pourvu cette plante de multiples bienfaits bénéfiques pour l’homme. C’est en partie grâce à l’environnement dans lequel elle évolue. »
La raquette est utilisée depuis des siècles comme ressources alimentaires et en médecine traditionnelle pour ses propriétés nutritionnelles et ses bienfaits dans le traitement des maladies chroniques, notamment le diabète, l’obésité, les pathologies cardiovasculaires et le cancer.
La raquette est une plante exceptionnelle qui, grâce à Dieu, a évolué dans un environnement extrême, aride et désertique, ce qui lui a permis de développer des mécanismes de protection remarquables appelés métabolisme acide crassulacéen (ou CAM). Il s’agit d’un type de photosynthèse très économe en eau qui permet aux plantes des milieux arides (comme les cactus) d’ouvrir leurs pores la nuit pour capter le dioxyde de carbone, puis de faire la photosynthèse le jour avec les pores fermés. Cette adaptabilité a multiplié les bienfaits de la plante, en faisant une véritable pharmacie ambulante à la gloire de l’Éternel.
On retrouve des antioxydants (flavonoïdes, acide ascorbique), des pigments (caroténoïdes, bétalaïnes telles que l’indicaxanthine) ou des acides phénoliques dans les graines, les racines, les fruits, les cladodes, le jus ou les produits à base d’Opuntia. Ces antioxydants pourraient expliquer les bienfaits nutritionnels et protecteurs des régimes alimentaires enrichis en opuntia dans le cadre de maladies chroniques dans lesquelles l’inflammation et le stress oxydatif jouent un rôle majeur.
La raquette n’est pas une plante du désert gorgée d’eau comme on pourrait le croire. Selon les saisons, elle est composée de 80 à 95 % d’eau. Mais une fois déshydratée, la matière sèche, notamment la poudre concentrée comme l’Opuntia Robusta, contient jusqu’à 19 % de protéines ! Par ailleurs, une étude met en évidence un taux de calcium qui dépasse nos références habituelles. Elle contient plus de calcium que les épinards, le brocoli et même la laitue. Mais le véritable trésor de la plante, ce sont ses antioxydants. On y trouve des acides phénoliques et des flavonoïdes, comme la quercétine et le kaempférol. Ces composés phénoliques sont au cœur de sa défense contre le rayonnement solaire implacable. Ils agissent comme des boucliers et neutralisent les radicaux libres. Pour information, les radicaux libres sont des molécules instables qui endommagent l’ADN, accélèrent le vieillissement et provoquent une inflammation chronique. On y trouve également des bétalaïnes, des pigments solubles dans l’eau. Il y a la bétacyanine, qui donne cette belle couleur rouge violette aux fruits, et la bêta-xanthine, qui donne la couleur jaune orangé. Ce ne sont pas seulement des colorants naturels. Ce sont surtout des piégeurs de radicaux libres redoutables, dont la propriété antioxydante est trois à quatre fois supérieure à celle de l’acide ascorbique, la vitamine C des agrumes.
Lutte contre les pathologies cardiovasculaires
Le véritable problème des artères bouchées ne réside pas dans le fait d’avoir du cholestérol. Il se produit lorsque celui-ci s’oxyde. Lorsque le cholestérol LDL (mauvais cholestérol) s’oxyde sous l’attaque des radicaux libres, c’est là que l’athérosclérose commence. Une fois qu’il est oxydé, il se transforme en une substance toxique. Cela provoque une alarme inflammatoire qui se répand sur la paroi des vaisseaux. Le système immunitaire est dans un état de panique et envoie des globules blancs, les macrophages, pour purifier l’organisme. Cependant, les choses se passent mal. Les macrophages se gorgent de cette substance oxydante du cholestérol. Ils en mangent tellement qu’ils périssent et en deviennent des cellules spumeuses, qui ont la même apparence que de l’écume. Et c’est cette mousse qui forme la première plaque dans l’artère. C’est le début de la fin pour l’artère. Mais, comment le cactus intervient il là dedans? La raquette a pour effet direct de couper le courant à la source. Les extraits du nopal résistent à une enzyme spécifique de notre corps connue sous le nom de NOXZ. Normalement, c’est un générateur massif de stress oxydatif en la bloquant, des bétalaïnes du cactus empêche la rouille du cholestérol. Sans cholestérol oxydé, pas d’inflammation, pas de macrophage qui s’emballe et aucune formation de cellules spumeuses.
Lutte et gère le diabète
Une étude a montré que la consommation de raquette fait baisser drastiquement la glycémie, surtout en post-prandial. Commet ça marche ? C’est une action double, d’abord mécanique pendant la digestion et ensuite hormonale. Les fibres abondantes de la plante, le mucilage et la pectine gonflent dans l’estomac et l’intestin, cela crée une sorte de gel très visqueux. Et ce gel piège les molécules de glucose de notre repas. Cela ralentit considérablement leur passage à travers la paroi intestinale vers le sang. Le pic de sucre est complètement aplati. Par conséquent cela freine le sucre à l’entrée. Mais il y a aussi une action sur l’insuline, la clé qui permet au sucre d’entrer dans nos cellules. L’étude explique que certains composés bioactifs du cactus stimulent directement les cellules bêta du pancréas. C’est elles qui fabriquent l’insuline. Le nopal offre un soutien bilatéral. Il empêche le sang d’être inondé de sucre d’un coup, et il aide le corps à produire l’hormone pour gérer le sucre qui finit par passer.
D’autres bienfaits et usages traditionnelles de la raquette.
Les raquettes écrasées sur les blessures pour activer leur guérison. C’était un émollient réputé utilisé en cataplasme rafraîchissant sur les tumeurs et ses fruits soulageaient les embarras gastriques et les hémorroïdes. Les parties aériennes sont appliquées en cataplasmes en cas de douleurs intestinales, de coliques, d’inflammation, de maux de gorge et de descente de matrice. La raquette râpée est alors mélangée à de la farine manioc et des graines de lin bouillies. La pulpe soigne les inflammations et les brûlures en cataplasmes ou en bain rafraîchissants. Elle est également utilisée pour les soins des cheveux En effet, le jus de la plante pilée est utilisée comme shampoing antipelliculaires et contre les céphalées.
Comment consommer la Raquette ?

La raquette peut être consommée de diverses manières, selon les préférences de chacun. Les jeunes raquettes peuvent être consommées fraîches et découpées en morceaux pour être ajoutées à des salades. Elles peuvent également être bouillies ou cuites à la vapeur. On peut également les consommer sous forme de compléments alimentaires, en poudre ou en gélule. On peut aussi les consommer en infusion. Les fruits peuvent parallèlement être consommés frais ou sous forme de jus.
Nous vivons une époque solennelle, il est essentiel d’apprendre à vivre et à nous soigner avec ce que nous avons autour de nous. Nous devons revenir à l’essentiel et retrouver notre connexion avec Dieu. Ainsi, nous pourrons bénéficier de la sagesse d’en haut qui nous permettra d’utiliser toute la création pour notre santé et notre bien-être. Aujourd’hui que vous connaissez la raquette, puissiez-vous la voir comme une bénédiction et l’utiliser avec sagesse.
« Dieu vit tout ce qu’il avait fait et voici, cela était très bon… » – Genèse 1:31
Sources : Plantes Médicinales Caribéennes 2, Jean-Louis Longuefosse | PubMed Central | Wikipédia | ask-ayurveda.com
