
Ne regarde pas le vin parce qu’il est d’un beau rouge, qu’il donne son éclat dans la coupe et qu’il coule aisément.
Proverbes 23:31
Le vin, la bière et le cidre intoxiquent aussi réellement que les boissons fortes. Leur usage fait naître le goût pour des alcools plus forts, et c’est ainsi que se contracte l’habitude de boire des liqueurs. L’usage modéré des boissons fermentées est l’école où se forment les ivrognes. L’influence de ces breuvages est si insidieuse que leurs victimes s’engagent dans le chemin de l’alcoolisme avant même d’en avoir soupçonné le danger.
Bien que n’étant jamais considérés comme vraiment ivres, certains buveurs sont toujours sous l’influence des boissons fermentées. Ils sont fiévreux, instables, mal équilibrés, se croient sûrs d’eux-mêmes. Ils persévèrent dans leur manière de faire, jusqu’à ce qu’ils ne connaissent plus de retenue et sacrifient les principes les plus respectables. Les meilleures résolutions sont alors sans force, et les considérations les plus nobles sont incapables de soumettre la passion au contrôle de la raison.
Nulle part la Bible ne sanctionne l’usage du vin fermenté. L’eau que Jésus changea en vin aux noces de Cana était le pur jus de raisin. Cétait ce « jus de la grappe » dont l’Ecriture dit: « Ne la détruis pas, car il y a là une bénédiction ! » (Esaie 65.8).
C’est l’Esprit du Christ qui donna cet avertissement aux Israélites : « Le vin est moqueur, les boissons fortes sont tumultueuses; quiconque en fait excès n’est pas sage » (Proverbes 20.1). Jésus n’en fournit jamais. Satan entraine les hommes vers des plaisirs qui obscurcissent la raison et le sens moral, mais le Christ nous enseigne à nous maîtriser. Il ne place jamais devant les hommes ce qui pourrait être un objet de tentation. Sa vie tout entière fut un exemple d’abnégation. Lors de son jeûne de quarante jours, il se soumis à la plus terrible épreuve que puisse endurer l’homme, et cela pour briser la puissance de l’appétit. C’est l’Esprit du Sauveur qui fit prescrire à Jean-Baptiste de ne boire ni vin, ni boisson enivrante. Le même esprit fit une recommandation à la femme de Manoach. Jésus n’a jamais contredit ses enseignements. Le vin non fermenté qu’il dit aux noces de Cana était une boisson saine et rafraîchissante. C’est de ce vin que lui et ses disciples se servirent lors de la première Cène. – Le ministère de la guérison, « Les principes de la santé », p.278, 279.
Source : De retour à la maison, Ellen G. White
