ZOOM SUR L’ORQUE

L’orque de son nom scientifique Orcinus Orca, est un mammifère marin appartenant aux sous-ordres des cétacées à dents, les odontocètes. Elles sont reconnaissables à leur couleur noire et blanche distinctive. Ces animaux peuvent être de grands voyageurs qui sillonnent les océans. En près de trois mois elles peuvent parcourir plus de mille kilomètres.
Les orques ont un régime alimentaire varié, certaines se nourrissent exclusivement de poissons, alors que d’autres chassent des mammifères marins comme les lions de mer, les phoques, les morses et même de grandes baleines. (généralement des baleineaux). Elles sont considérées comme des superprédatrices, car elles n’ont pas de prédateur naturel.
Il y a plusieurs type de groupes :
- Les orques nomades composées de 1 à 7 individus qui se déplacent continuellement se nourrissant essentiellement de mammifères marins et de poissons occasionnellement.
- Les orques résidentes reviennent dans la même zone chaque année en période de mise bas. Elles sont composées de 5 à 20 individus et se nourrissent exclusivement de poissons.
- Les orques hauturières (plus petites que les résidentes et les nomades) elles sont composées de 25 à 60 individus qui vivent en plein océan. Elles se nourrissent majoritairement de bancs de poissons.
LES ORQUES UNE INTELLIGENCE ET UNE SOCIABILITÉ HORS NORMES

Intelligentes et sociales, les orques émettent une grande variété de sons de communication et chaque groupe à des bruits distinctifs que ses membres reconnaissent même à distance. Elles utilisent l’écholocation pour communiquer et chasser, émettant des sons qui se déplacent sous l’eau jusqu’à ce qu’ils rencontrent des objets, puis rebondissent, révélant leur emplacement, leur taille, leur forme.
L’intelligence dont l’Éternel a fait grâce à ces grands mammifères marins va bien au-delà de ce que l’homme puisse imaginer. En effet, le cerveau de l’orque témoigne d’une intelligence et d’un conscient incroyable. Ce dernier est doté d’une zone que l’homme ne possède pas; elle s’est développée à côté de leur système limbique et traite les émotions, ce qui signifie que les orques ont une vie affective très élaborée. Il est de plus en plus évident aujourd’hui que les dolphins et les orques ont une conscience de soi et un sens des liens sociaux nettement plus intense et complexe que les autres mammifères y compris les hommes.
Si ces cétacés règnent en maitres sur les océans, c’est qu’ils font preuve d’une grande intelligence. D’après Pierre Robert de Latour, fondateur de l’association : Orques sans frontières :
« Dans la discipline que je pratique avec USEA Orques Sans Frontières, le whale watching, on voit que les orques mettent en place des stratégies d’évitement très élaborées où elles roulent les capitaines de bateau dans la farine ! Quand elles n’ont pas envie d’être approchées, elles vont disparaître, puis, au bout de quelques minutes, deux grands mâles apparaissent à distance, à environ 1 km du bateau. Le débutant va se dire que tout le groupe est là-bas et va y aller. Pendant qu’on s’approche des mâles, le reste du groupe fait le trajet en sens inverse et s’éloigne. Et à peine arrive-t-on à hauteur des deux mâles qu’ils vont disparaître et rejoindre le groupe et vous ne les reverrez plus ! »
Mais leur intelligence est d’autant plus visible sur le terrain de chasse. Elles usent de multiples stratégies et combines leur force pour parvenir à leurs fins.
S’il fallait mentionner quelques stratégies :

- LA CHASSE À L’ÉLÉPHANT DE MER
Concernant la chasse des éléphants de mer, les orques établissent des patrouilles de routine. Il semble même y avoir un partage interindividuel des zones prospectées. Cette disposition préétablie des membres du groupe dans une baie augmente probablement les chances de rencontre avec des éléphants de mer, tout en permettant une restriction de la communication entre les membres du groupe. Chaque individu connaît ainsi la position généralement occupée par les autres. La capture d’une proie de taille importante s’accompagne généralement de la production de cris de contact entendus sur de longues distances par l’orque qui a effectué la capture. L’émission de tels signaux acoustiques provoque l’arrivée rapide des orques qui captent ce signal. La proie est quelquefois dépecée (cf. manchots, Guinet, 1992) par deux orques, chacune tirant de son côté.
- LA CHASSE AU HARENT
La technique dite du « carrousel », consiste à rassembler les harengs en une masse compacte près de la surface. Pour ce faire, les orques nagent en contournant le banc de harengs, présentant leur abdomen blanc aux poissons. Les orques émettent de nombreux cris, expirent sous l’eau laissant échapper des chapelets de bulles d’air et frappent la surface avec leur queue. Elles maintiennent le banc ainsi formé à la surface et chacune des orques, à son tour, assomme les harengs à coups de nageoire caudale puis se nourrit des proies assommées pendant que le reste du groupe maintient le banc en formation serrée.
Ces stratégies ne sont qu’un panel recensé par des observateurs. Les orques sont des animaux qui s’adaptent, usant de multiples stratégies pour s’alimenter. Par ailleurs chaque pods ou groupes d’individus à des techniques de chasse qui leur sont propres.
- LA CHASSE À LA BALEINE
Quand les orques chassent la baleine, ils forment des groupes de 3 à 40 individus. Dans un premier temps, elles isolent la victime ; c’est souvent le rôle des orques mâles. Ensuite les femelles épuisent le baleineau au préalable séparé de sa mère. Puis, se saisissant des nageoires, elles se placent sur l’évent (narine des cétacés) ou le dos de leur victime pour l’empêcher de respirer et mordent la gorge de l’animal évitant ainsi qu’il ne s’enfonce dans l’eau. - LA CHASSE AU PHOQUE
Lorsque les phoques se réfugient sur les blocs de banquises dérivantes. Après avoir repéré leurs proies, les orques s’éloignent un peu des blocs, font demi-tour et reviennent vers le bloc à très grande vitesse. À environ 10 m elles plongent toutes en même temps, créant ainsi une énorme vague qui soulève la glace et … fait tomber le malheureux phoque.
REPRODUCTION
Les orques femelles commencent à devenir matures vers l’âge de 10 ans et atteignent un pic de fertilité vers 20 ans. Elles connaissent des périodes cycliques de trois à seize mois. Les femelles peuvent souvent se reproduire jusqu’à l’âge de 40 ans puis leur fertilité diminue rapidement. Les orques font partie des rares animaux qui subissent la ménopause et vivent pendant des décennies après la fin de reproduction.
Les mâles s’accouplent avec des femelles d’autres groupes ce qui empêche la consanguinité. La gestation varie de quinze à dix-huit mois. Les mères donnent naissance généralement à un seul petit tous les cinq ans environ.
De nouveaux groupes sont formés lorsqu’une mère met au monde deux filles de plus. Quand ces femelles commencent à se reproduire, elles peuvent quitter leur groupe maternel. Les mâles ne quittent pas leur groupe maternel.
LES ORQUES : CE QUE LA BIBLE NOUS ENSEIGNE

Les orques sont des animaux surprenants qui émerveillent les pupilles de l’homme de par leur morphologie, leur couleur de peau atypique, leur mélodie varié et leur mouvement gracieux dans l’océan.
Si elles éveillent la curiosité de l’homme, en réalité, cet animal révèle la créativité, la gloire et l’amour de l’Éternel :
« …Dieu créa les grands poissons et tous les animaux vivants qui se meuvent, et que les eaux produisirent en abondance selon leur espèce; » – Génèse 1:20-21
Dans la Bible le mot « Orque » n’est mentionné ni dans l’ancien et ni dans le nouveau testament, cependant en Job 12:7, l’Éternel nous dit :
« Interroge les bêtes, elles t’instruiront, Les oiseaux du ciel, ils te l’apprendront; Parle à la terre, elle t’instruira; Et les poissons de la mer te le raconteront. »
Comme il a été mentionné plus haut, les particularités principales qui ont été recensées chez les orques et qui en font leur force est l’esprit de famille, l’unité entre les individus et l’organisation exemplaire des pods.
En effet, ces mammifères marins entretiennent des liens solides entre elles tout au long de leur vie; elles chassent, se nourrissent, s’entraident, s’encouragent, se câlinent et communiquent ensemble. Ce sont des animaux très grégaires, tactiles veillant les unes sur les autres dans le respect et l’harmonie.
À travers le comportement des orques dans leur état naturel nous observons un lien étroit avec le verset Jean 13:34 :
« Je vous donne un commandement nouveau: Aimez-vous les uns les autres; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres.À ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres. »
L’Éternel nous invite, enfant de Dieu, racheté par le sang de Jésus-Christ à nous « aimez les uns les autres », d’être unis, de marcher dans l’amour, d’être tout simplement une famille soudée comme les orques.
L’ÉDUCATION ET L’APPRENTISSAGE DES ENFANTS

C’est le plus important des rapports sociaux dans un groupe d’orques. La mère allaite ses petits jusqu’à ce qu’ils aient un an en moyenne (ou deux), et en général jusqu’au petit suivant. L’intervalle entre deux grossesses chez les orques est de 2 à 12 ans, en moyenne 5,3 ans.
Les soins apportés au jeune le sont non seulement par sa mère mais aussi par les autres membres du groupe, mâle compris. Une primipare sera toujours secondé par une femelle ayant plus d’expérience.
Outre l’assistance alimentaire, les petits bénéficient de l’aide hydrodynamique de leur mère lors de leurs déplacements : le jeune nage si près de sa mère (sur le flanc ou sous le ventre) qu’il profite du courant provoqué par le déplacement de la mère. Brodie (1977) pense que la dépense énergétique d’une mère aidant son petit lors de ses déplacements est peut être moindre que le surcoût engendré par les besoins en lait d’un petit plus précocement émancipé.
Ainsi le jeune aura tendance à communiquer de la même façon que les orques qui lui sont le plus proche (en général la mère). Les jeunes commencent à développer des stéréotypes vocaux entre l’âge de 5 mois et 1 an.
On reconnaît chez l’orque une véritable éducation du jeune ; cette idée est née d’une observation d’Osborne (1986). Il s’aperçoit qu’en appliquant le même système de codage (Orca Survey), on obtient des valeurs différentes en ce qui concerne le partage du temps en fonction des groupes. Il pense alors qu’il existe une «tradition» dans chaque groupe, tradition transmise à la descendance.
La plupart des enseignements donnés aux jeunes concernent les techniques de chasse, notamment l’échouage : l’animal s’échoue volontairement puis revient à l’eau en profitant du reflux. Ce phénomène est observé pendant la chasse et le jeu (Guinet, 1989). Lorsque les juvéniles pratiquent l’échouage pendant le jeu, ils sont toujours accompagnés d’un adulte, le plus souvent une femelle. L’adulte se place entre la berge et le juvénile afin, semble-t-il, de pouvoir contrôler le retour à l’eau. Il arrive que l’adulte capture une proie alors que le juvénile est bredouille ; ce dernier accepte alors la proie vivante que lui jette son aîné.
Souvent un mâle adulte est présent avec sa tête pointée dans la direction du jeune échoué et parfois même vient s’échouer à ses côtés puis, sans capturer de proie, retourne à son poste d’observation. Le jeune recommence alors son échouage. On peut y voir un apprentissage de la chasse (Lopez et al., 1985). Également le fait que les proies ne soient pas entièrement consommées semble être une preuve de l’apprentissage de la chasse (Jefferson et al., 1991 ; Lopez et al., 1985), tout comme le fait de jouer avec des proies mortes ou assommées (Williams et al., 1990).
Au cours de la chasse, les jeunes sont tenus à l’écart le plus souvent par des mâles, afin de leur éviter toute blessure (Guinet, 1991). Cela fait aussi partie de l’éducation.
Le lien intime entre une femelle et sa descendance persiste pour des périodes de temps très longues, peut-être même pendant toute sa vie. Le pourcentage de temps passé par le petit avec sa mère dépend de son âge. Certains pensent qu’il est aussi fonction du nombre de descendants que possède la mère. La naissance d’un nouveau petit s’accompagne d’une diminution du taux d’association entre la mère et son précédent petit.
Un nouveau degré d’indépendance est atteint lorsque la femelle arrive à maturité sexuelle et donne naissance à son premier né. Les jeunes se détachent (Guinet, 1991) d’autant plus vite de leur mère que les techniques de chasse sont faciles à maîtriser.
Par le biais de ces diverses observations, nous devrions prendre conscience que l’Éternel met en face de nous comment nous devrions procéder en ce qui concerne l’éducation des enfants. Cette tâche est en grande partie menée par les parents, mais cela est aussi une affaire de tous. En tant que famille en Christ nous devrions nous soutenir dans l’éducation de nos enfants.
LES ORQUES ET LEUR MISSION

Dans leur milieu naturel les orques accomplissent la mission qui leur a été confiée par le Créateur. En effet, ces dernières sillonnent les océans tempérés et froids afin de se nourrir et jouer leur rôle de superprédateur.
Pour rappel, un superprédateur, est au sommet de la chaîne alimentaire. Également qualifié de prédateur alpha, il est le premier au plus haut niveau des prédateurs.
Le “super prédateur” joue un rôle crucial dans le maintien de la bonne santé d’un milieu naturel en éliminant les proies malades, faibles, parasitées, malformées par exemple. Ils contribuent également à réguler les populations espèces-proies, à limiter les pullulations et à stabiliser les populations de leurs proies.
Comme il a été mentionné précédemment les orques usent de multiples stratégies pour parvenir à leurs fins. En effet, chaque individu met en exerce ses capacités pour la réussite de tous et le résultat est sans appel.
Qu’en est-il de nous aujourd’hui ? Élaborons-nous des stratégies, mettons-nous en exerce et en commun les dons et les talents dont Dieu nous fait grâce pour l’accomplissement de la mission qu’Il nous a confiée ici-bas ?
« Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, » Matthieu 28:19
Puissions-nous observer et tirer des exemples à suivre dans la magnifique nature dont l’Éternel nous a fait grâce.
Ci-dessous retrouvez une liste de verset en guise de méditation :
-Psaumes 19:1
-1 Rois 4:33
-1 Corinthiens 3:6-9
-1 Corinthiens 12:12-30
-Hébreux 10:24-25
-Proverbes 22:6
-Deutéronome 6:6-7
Source : Orques Sans Frontière (association), oatao.univ, Pierre Robert de Latour, Wikipédia, 